URBANISME & ESPACES BOISÉS CLASSÉS – La pétition de l’Été

VAUX-SUR-MER : la pétition de l’été

Paru dans la presse : Journal SUD-OUEST 22/08/19 

ENVIRONNEMENT Sophie Huberson Debry a lancé une pétition pour demander que la prairie visée par un projet immobilier soit protégée

Sophie Huberson Debry a déjà re­cueilli 700 signatures d’amoureux de l’environnement et de la faune sauvage. La gérante du camping du Parc de la Roche, à Vaux-sur­Mer, s’inquiète du devenir de la grande variété d’oiseaux et de pa­pillons qui font la richesse natu­relle de ce secteur, à la limite en­tre Vaux et Royan. Richesse qui vaut d’ailleurs au périmètre de son camping le label « refuge LPO » attribué par la Ligue de pro­tection des oiseaux. À quelques mètres du camping, sur le terri­toire de la commune de Royan, au lieu-dit La Conside, une vaste prai­rie en limite de zone urbanisée a attiré l’attention de l’aménageur Nexity qui a obtenu, le 14 mai dernier, un permis d’aménager en vue de la construction de pa­villons individuels et de loge­ments aidés.

« Plus de 60 espèces »

Dans le texte présentant l’objet de la pétition qu’elle a lancé sur In­ternet, Sophie Huberson Debry rappelle que « Les Espaces boisés classés (EBC)qui jouxtent La Con­side abritent plus de 60 espèces d’oiseaux, dont de nombreux ra­paces diurnes et nocturnes, des centaines de papillons, des petits mammifères, des coléoptères, des orthoptères, des chiroptères … Toute l’année, bon nombre d’es­pèces transitent, se nourrissent et se reproduisent dans ce champ.»

La pétition invite donc le maire de Royan, Patrick Marengo, à retirer le permis d’aménager qu’il a ac­cordé au promoteur. Les signatai­res réclament également que « le zonage en Espace naturel remar­quable soit attribué à ce champ afin de lui conserver ses rôles de réservoir de biodiversité et de cor­ridor écologique». Dans les colon­nes de « Sud Ouest», le 5 août der­nier, Patrick Marengo rappelait, lui, que l’une des missions en tant que maire consistait à « promou­voir le développement raison­né de la ville », jugeant toutefois que ce développement n’était ” pas incompatible» avec la pré­servation de l’environnement na­turel.