Le Bois de Millard Mois par Mois

Photos Sophie Huberson-Debry

Mai 2018

L’Orchis bouffon
Cette orchidée affectionne les pelouses rases ensoleillées et caillouteuses situées en lisière de bois.
Elle commence à fleurir dès la fin mars avec des couleurs variant du violet pourpre au blanc lavé de rose.
La tige est épaisse et robuste et les sépales sont veinés de vert comme on peut le voir sur la photo.
Cette petite orchidée dépasse rarement les 20 cm de hauteur.
L’Orchis bouffon est comme beaucoup d’orchidées sauvages menacées de régression en raison de la disparition des pelouses calcaires et des pâtures maigres.
A Vaux-sur-Mer, cette espèce est encore présente dans le Bois de Millard car cet espace boisé correspond parfaitement à l’habitat qu’affectionne cette orchidée.

 

 

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Avril 2018

 

La rainette méridionale est une petite grenouille mesurant 5 cm maximum à l’âge adulte.
Elle est de couleur vert pomme et possède des disques adhésifs au bout de ses doigts lui permettant d’adhérer à n’importe quelle surface.
Cette petite grenouille affectionne les zones buissonnantes à proximité de mares et se nourrit de petits insectes tels que les moustiques.
Elle hiberne dans la vase ou sous les feuilles d’octobre à mars, puis se reproduit au printemps et pond ses œufs dans des mares ou des prairies inondées.
La rainette méridionale est une espèce protégée en France et classée “à surveiller” en raison de la dégradation des milieux naturels qui entraîne sa raréfaction;

 

 

Mars 2018

Le Troglodyte mignon est un des plus petits oiseaux de France. Il mesure moins de 10 cm de longueur et ne pèse que 8 g environ.
Sa silhouette est ronde agrémentée d’une petite queue verticale.
Malgrè sa petite taille, le troglodyte est un oiseau peu craintif et sans cesse en mouvement.
Il passe une grande partie de son temps au sol à inspecter les tas de branchages, les stères de bois, pour y débusquer les insectes dont il se nourrit.
Le troglodyte mignon apprécie les espaces boisés avec un sous-bois dense et riche mais on peut aussi l’observer dans les jardins et parcs.
Le choix du nom de cet oiseau est lié au nid qu’il construit : ce dernier est en forme de boule avec un orifice latéral souvent adossé à une paroi rocheuse ou à un mur et  évoque un habitat troglodytique.

 

 

 

Février 2018

Le grosbec casse-noyaux
Le grosbec casse-noyaux (oiseau de la famille des fringillidés) est très discret et donc difficile à observer.
Néanmoins, il peut être vu pendant l’hiver près des mangeoires car il affectionne les graines de tournesol.
Cet oiseau doté d’un énorme bec est surtout connu pour se nourrir de graines extraites des noyaux de cerises ou d’olives.
Grâce aux muscles puissants de sa tête, le grosbec casse-noyaux exerce une pression d’environ 45 kg pour ouvrir les noyaux.
A peine moins grand qu’un étourneau, tout est massif et large chez lui. La puissante encolure porte une grande tête munie d’un très gros bec conique. La queue et les pattes courtes, les ailes larges, accentuent l’apparence trapue de cet oiseau dont le plumage est très coloré.
Le grosbec casse-noyaux ne passe pas inaperçu tant son aspect n’est à nul autre oiseau pareil.

 

 

 

Janvier 2018

Salamandre
Voici une salamandre tachetée. Cet amphibien facilement reconnaissable, affectionne les milieux boisés de préférence humides.
Pendant la journée il demeure cacher sous une pierre ou une souche.
Les salamandres ne sortent de leur cachette qu’à la nuit tombée (pluvieuse de préférence) et partent à la recherche de nourriture constituée principalement de vers et de limaces.
Les salamandres ont une taille d’environ 25 cm de long et peuvent vivre jusqu’à 50 ans !
Au Moyen Âge, la salamandre investit le bestiaire des animaux magiques et légendaires. En plus de pouvoir vivre aussi bien sur terre que dans l’eau, on lui donnait également la faculté de résister aux flammes.
La salamandre maîtrisait donc tous les éléments et prenait un caractère mythique.
Cette croyance surnaturelle a pourtant une explication bien rationnelle.
La salamandre hiberne souvent dans des souches d’arbres. Lorsque ceux-ci étaient débités pour servir de bois de chauffage ou de cuisine, la salamandre réveillée par la chaleur jaillissait du feu. Protégée quelques instants par la couche humide de sa peau, elle ne s’enflammait pas.

Décembre 2017

Robert le diable
Les ailes de cette espèce sont très anguleuses, et comme déchiquetées à leurs bords. En dessus, elles sont fauves, avec plusieurs taches noires, dont quelques unes, au nombre de quatre ou cinq, sont isolées, et les autres tiennent ensemble. Au dessous, elles sont plus ou moins brunes, ondées de différentes nuances et quelquefois d’un peu de bleu, et de plus, les ailes inférieures ont chacune dans leur milieu en dessous une tache blanche de la forme d’un G. Cette tache a fait donner à ce papillon le nom de gamma, et sa couleur de diable enrhumé, ainsi que la découpure singulière de ses ailes l’ont fait nommer par d’autres, robert-le-diable “.
La couleur “diable enrhumé” est un terme désuet mentionné au XVIIIe siècle : c’est un mélange de couleurs chamarrées qui jurent entre elles.
http://www.lavieb-aile.com/

Novembre 2017

L’amanite des césars, un champignon à la réputation paradoxale. Le seul fait d’évoquer le nom des amanites provoque l’effroi chez nombre de ramasseurs. Il suffit en effet de consommer accidentellement quelques grammes d’Amanite phalloïde pour provoquer le pire. L’Amanite des Césars ou “oronge” est, elle, un mets d’exception que l’on peut même déguster cru.
Un paradoxe !
Lorsque l’on a mangé une fois des oronges, on se souvient de son odeur toute sa vie ! Les adages populaires ne manquent pas lorsque l’on évoque les meilleures variétés. D’autres affirmations précisent aussi : “Quand paraît l’oronge, le cèpe s’enfuit”, ou affirment : “S’il y a des têtes de nègre, il y a aussi des oronges“. C’est le cas du Bois de Millard !

Octobre 2017


Gobemouche noir
Le Gobemouche noir fréquente les habitats forestiers pendant la saison de reproduction.
Il a besoin de zones bien boisées pour trouver des cavités pour nidifier.
Il préfère les forêts de feuillus plus riches en cavités naturelles.
Le Gobemouche noir se nourrit surtout d’insectes capturés depuis un perchoir. Il fait du vol stationnaire et capture sa proie en vol ou sur le sol après un léger piqué.
Ses proies préférées sont les chenilles pendant la période de nidification pour nourrir les jeunes.
Il cherche parmi les feuilles, mais aussi sur les troncs et les branches, ainsi que sur le sol où il prend des proies terrestres, des chenilles et des vers de terre. Il lui arrive de consommer des escargots et il peut même parfois les frapper contre une surface dure pour casser la coquille, à la manière de la grive musicienne.
Le Gobemouche noir consomme aussi quelques matières végétales comme les fruits et les baies et quelques graines. Il picore les baies directement sur la végétation en voltigeant.

Septembre 2017

Libellule fauve
Par rapport à d’autres groupes faunistiques, les Odonates (libellules, demoiselles) forment un ensemble assez homogène quant à leur morphologie, leur cycle de développement et leur écologie générale. Le caractère le plus étonnant est l’appartenance de toutes les espèces à deux mondes radicalement différents : le milieu aquatique où se développent les larves et le milieu aérien où virevoltent les adultes. Ce changement de mode de vie implique d’importantes transformations physiologiques (changement du mode respiratoire, mise en fonction des organes reproducteurs) mais aussi morphologiques (déploiement des ailes) et bien évidemment comportementales (changement des modes de chasse, développement des comportements reproducteurs).
Chez beaucoup d’espèces, les vifs coloris se confondent étonnamment bien dans le paysage une fois l’insecte posé. Les taches bleues, jaunes, vertes et brunes des aeschnes les dissimulent efficacement dans le feuillage des arbres ou des arbustes.
http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i157jourde.pdf

Août 2017

Papillon “Azuré de Lang” ou azuré de la luzerne est commun dans le Sud de la France mais beaucoup plus rare chez nous.
Cette année, les seules observations au niveau de la zone géographique de la CARA de ce papillon ont été réalisées dans le Bois de Millard.
C’est le revers des ailes qui permet le mieux de les distinguer. Celles de l’azuré portent au revers 2 ocelles très visibles et avec des reflets ble
us.

Juillet 2017


Papillon “Belle dame”
Papillon migrateur, la belle-dame (ou vanesse des chardons) vit et se reproduit en Afrique du Nord. Au printemps, des populations entières remontent vers le nord de l’Europe, où elles vont donner naissance à une, parfois deux générations de papillons dont certains redescendront au Maghreb pour l’hiver… un voyage pouvant aller jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres ! En 2009, une émergence massive de cette espèce a conduit à de très nombreuses observations au travers de l’Europe et plus particulièrement en France où plusieurs centaines d’individus ont été comptés par endroits en quelques dizaines de minutes.
Très répandu dans toute l’Europe, son abondance est variable en fonction des années. Cette espèce est très bien représentée en France. Nombre de génération par an : 2 à 3. Adulte Envergure : 60-65 mm. Apparence : le dessus des ailes est dans les tons rosés à fauves, avec le bout des ailes antérieures noir taché de blanc. Les ailes postérieures sont bordées de plusieurs rangées de points noirs. Le dessous des ailes est chamarré de marbrures fauves et blanchâtres, de points bleus et teinté de rose sur les ailes antérieures.
http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/zoologie-belle-dame-9386/

Juin 2017


EcureuilL’écureuil d’Eurasie pèse en moyenne 600 grammespour une taille totale (sans la queue) de 18 à 25 cm plus 16 à 20 cm pour sa queue aussi longue que le corps.
Son pelage s’épaissit et s’allonge en hiver, ce qui rend les « pinceaux » des oreilles plus visibles.
Sa couleur varie du roux clair au brun-noir selon les individus, le ventre est toujours blanc.
Une longue queue « en panache » lui sert de balancier et de gouvernail lorsqu’il grimpe ou bondit, mais aussi de signal optique en période d’accouplement ou pour exprimer certaines émotions.
L’écureuil roux est arboricole. On le trouve donc à proximité des bois et dans les forêts, notamment dans les forêts anciennes où il mène une vie individualiste, marquant ses itinéraires de repères olfactifs qu’il semble être seul à reconnaître, et cachant des stocks de graines ici et là. Il ne perd son aversion pour ses congénères que lorsque la nourriture abonde, comme dans certains parcs.
Il pratique régulièrement le toilettage pour éliminer les parasites qui peuvent coloniser son pelage. Il pratique pour cela les bains de poussière ou d’herbes, amassant aussi à cet effet des herbes, des mousses et des lichens dans des trous ou dans des souches d’arbres. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cureuil_roux

Mai 2017

Grand paon de nuit
L’envergure remarquable du mâle (10 à 20 cm) en fait le plus grand papillon d’Europe. Il doit son nom à des cercles de couleur
(« ocelles » rappelant l’ornementation des plumes de la queue des paons) sur ses quatre ailes.
La chenille est également remarquable par sa très grande taille, ses couleurs et de longues soies noires émergeant de petites protubérances bleu turquoise. Elle construit une chrysalide à l’intersection de branches d’arbre ou au bas des troncs à l’aide d’une soie ressemblant à du crin, très solide, légère et imperméable2.
Le Grand paon n’a qu’une génération annuelle (univoltin). Comme beaucoup d’espèces nocturnes, il ne s’alimente pas, d’où l’absence de trompe et une durée de vie très réduite. Il ne vit en effet qu’une semaine environ, laps de temps uniquement dévolu à la reproduction1. Le mâle est muni d’antennes très développées qui lui permettent de localiser les papillons femelles jusqu’à plusieurs kilomètres. La femelle en revanche ne porte que des antennes atrophiées. Période de vol : de fin mars à juin. https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_paon_de_nuit

Avril 2017

épervierEpervier d’Europe
Les mâles ont approximativement la taille d’un Faucon crécerelle mais la femelle est plus grande. Comparé à celui d’un Autour des palombes, le corps est moins puissant, surtout au niveau du croupion et de la poitrine. La tête est plus ronde, la queue plus fine. Les ailes sont relativement plus larges avec des extrémités plus arrondies, lui procurant une silhouette très caractéristique.
Chez le mâle, à l’exception d’une petite zone blanchâtre sur la nuque et au-dessus des yeux, les parties supérieures, y compris les couvertures, sont entièrement gris ardoisé. La gorge blanchâtre est recouverte de fines stries longitudinales brunes. Le dessous blanc est rayé transversalement de brun roussâtre. En vol, la longue queue est très nettement barrée de gris et de brun foncé. La femelle est nettement plus grande que son partenaire, son dessus est plus brun. Les barres du dessous sont plus brunes que brun-roux. Le dessin de la tête est plus marqué, notamment le sourcil est plus blanc. Les barres sombres du dessous des rémiges sont plus visibles. Les juvéniles ressemblent à la femelle adulte mais ils sont encore plus bruns dessus avec des plumes aux pointes rousses. Les parties inférieures sont marquées de motifs ou de croissants brun foncé ou brun chaud. Elles sont moins régulièrement barrées. Le devant du cou porte des stries sombres.
Chez le mâle, les iris varient du jaune-orange au rouge-orange. Chez les femelles, ils sont jaune éclatant, chez les jeunes, jaune pâle. La cire est jaune verdâtre. Les longues pattes sont jaunes ou jaune-orange. http://www.oiseaux.net/oiseaux/epervier.d.europe.html

Mars 2017

chardonneret elegantLe Chardonneret élégant
est un petit passereau d’une taille inférieure à celle d’un moineau et facile à reconnaître. En effet, l’adulte a une face rouge sang et une grande zone jaune-citron sur l’aile. Il y a un léger dimorphisme sexuel qui, si l’on peut dire, ne saute pas aux yeux. Le mâle a le rouge de la face qui déborde l’œil vers l’arrière tandis que chez la femelle, le rouge s’arrête au niveau de l’œil. Le reste de la tête est noir et blanc. L’œil sombre est inclus dans une zone lorale noire. Le bec régulièrement conique, est rose pâle. Le dessus du corps (manteau, dos et scapulaires) est brun-chamois, excepté le croupion et les sus-caudales qui sont blancs, ce qui se voit bien chez l’oiseau en vol. Le brun du dessus gagne les côtés de la poitrine où il forme deux taches pectorales bien visibles, et les flancs, tandis que le reste du dessous est blanc. Ailes et queues sont noires avec des taches blanches sur les rémiges et les rectrices. Le large bandeau jaune qui coupe l’aile en deux dans le sens de la longueur est très visible sur l’oiseau en vol. Les pattes sont roses ou rosâtres suivant la saison.
Le juvénile se reconnaît comme chardonneret au bandeau jaune de l’aile et se distingue très facilement de l’adulte à l’absence de rouge sur la face. De plus, la tête et le dessous de son corps sont beige blanchâtre et finement striés de brun.
Les oiseaux dessous-espèces orientales, caniceps ou subulata, ont la tête et le dessus du corps d’un brun-gris assez pâle. http://www.oiseaux.net/oiseaux/chardonneret.elegant.html

Février 2017

Sittelle torchepotLa sittelle torchepot
est un oiseau trapu. Elle a les parties supérieures bleu-gris, et une queue courte. Les parties inférieures, menton et cou, sont blanches, devenant orangées sur le haut de la poitrine, les flancs, l’abdomen et les sous-caudales. Les ailes sont courtes et arrondies, et les rémiges sont plus foncées que le dos.
La tête bleu-gris est assez grosse, avec une ligne noire traversant l’œil et finissant vers les scapulaires. Les joues ont blanches, ainsi que le menton et le devant du cou.
Le bec bleu-gris est long et pointu. Les yeux sont noirs. Les pattes et les doigts aux longues griffes noires sont brun orangé clair.
Les deux sexes sont semblables, avec le mâle légèrement plus grand.
http://www.oiseaux.net/oiseaux/sittelle.torchepot.html

Janvier 2017

Mésange bleueLa Mésange bleue
est une petite mésange qui tire son nom de la couleur bleue de sa calotte de ses ailes et de sa queue. Sa tête est remarquable. La face, largement blanche, est barrée de trois traits bleu sombre à noirs, deux traits loraux qui passent par l’œil pour rejoindre la nuque de même couleur, et un large trait gulaire qui rejoint un collier, qui lui-même borde les joues blanches et rejoint la nuque. Le mâle adulte se distingue à la teinte bleue du plumage plus marquée, surtout à la calotteLe bleu de la femelle est plus terne. Le manteau est jaune-vert. Un trait blanc se voit sur l’aile au niveau des grandes couvertures Les parties inférieures sont jaune-citron, avec une esquisse de ligne médioventrale noirâtre sur le bas de la poitrine et le haut du ventre, rappelant un peu celle de sa cousine charbonnière, mais moins marquée. L’œil est sombre. Bec et pattes sont gris bleuté.
Le juvénile est plus terne que l’adulte. La calotte est grisâtre, le manteau moins vert. Une teinte jaune envahit le blanc de la tête. Les parties inférieures sont blanchâtres. Le plumage commencera à se colorer dès la mue post-juvénile.
http://www.oiseaux.net/oiseaux/mesange.bleue.html