EGLISE SAINT ETIENNE

XIè et XIIè siècles

L’église Saint-Etienne des XIè et XIIè siècles à Vaux-sur-Mer est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques (MH) depuis septembre 2013.
C’est une église tronquée. La nef a disparu. La façade, reconstruite après la destruction de la nef.
est d’une grande austérité.L’entrée donne dans le transept au-dessus duquel s’élève le clocher carré, trapu.
La façade occidentale, sans décoration, a été reconstruite après les guerres de Religion.
Dans le carré du transept, seule une trompe subsiste, unique témoin d’une ancienne coupole.
Le choeur est voûté en berceau, deux fenêtres en plein cintre s’appuient sur des colonnettes à chapiteaux ornés d’arabesques.
L’abside du XIIè siècle, semi-circulaire est divisée, à l’extérieur, en trois aires par des colonnes-contrefort à chapiteaux.
Sur le mur Sud du choeur s’ouvre une chapelle latérale à deux travées de style gothique.
A l’intérieur de l’église, entre le transept et le choeur, quatre chapiteaux romans.
Contre l’église, l’ancien cimetière est également classé (MH).

(http://www.pays-royannais-patrimoine.com/communes/vaux-sur-mer/)

Photo : fr.wikipedia.org

Ami(e)s philatélistes

Timbre poste premier jour – 17 juillet 2004

Près de l’embouchure de la Gironde, à quelques kilomètres de Royan, Vaux-sur-Mer est surtout connu des estivants qui viennent y chercher le soleil. Cette petite commune de Saintonge, qui ne compte que 3 500 habitants, jouit de 2 300 à 2 600 heures de soleil par an.
Les randonneurs ne sont pas les derniers à fréquenter ce lieu de villégiature car, face au phare de Cordouan, un chemin – le sentier des douaniers- permet de découvrir baies, conches et criques qui changent de lumière à chaque détour.
Qui remarquera la petite église Saint-Étienne de Vaux, classée monument historique en 1913 et qui a pourtant tant de choses à dire? L’église de Vaux témoigne d’un long passé. Les archives attestent de l’existence en ce lieu d’un monastère que les Vikings détruisirent en 881.
Il faudra attendre près de deux siècles pour qu’une abbaye voie à nouveau le jour vers 1075, à l’initiative de deux chevaliers de la maison des princes de Mortagne, Pierre et Arnaud de Gémon. L’église date probablement de cette époque. Elle était alors pourvue d’une nef et d’absidioles qui ont été détruites pendant les guerres de Religion.
Les bas-côtés ont été démolis en 1822. Il reste cependant des trésors à découvrir dans ce petit édifice cultuel qui a subi les injures du temps et les outrages des hommes, si bien que l’église Saint-Etienne demeure l’un des plus beaux monuments romans de la région. Les chapiteaux des colonnes contreforts montrent des sculptures remarquables.
C’est là un moine qui manie la houe dans une végétation luxuriante et qui nous rappelle le rôle des abbayes dans les grands défriche­ments qui se sont poursuivis jusqu’au Xlll’ siècle. Ce sont ici deux guerriers qui s’affrontent.
D’après certains, cette scène historiée illustrerait la destruction de Vaux en 881 par les Normands comme tendrait à le prouver une inscription latine sur l’astragale du chapiteau. D’autres y voient un épisode des croisades.
À l’inté­rieur de l’église, les chapiteaux de colonnes sont tout aussi travaillés. L’un d’eux est dédié à la lapidation de saint Etienne, le premier martyr de la chrétienté, mort entre 31 et 36. Une niche abrite une Vierge à l’enfant en bois polychrome datant du XVIIIe siècle.
Selon des chroniques du Xlll’ siècle, un trésor (des reliques ?) aurait été enterré sous l’église.
Vaux-sur-Mer, rappelé à notre souvenir par la philatélie, n’a donc pas dit son dernier mot…

Collection Historique du Timbre-Poste Français 
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